Cinquième puissance exportatrice mondiale, la France occupe historiquement une position solide dans les échanges internationaux. Toutefois l’apparition d’un déficit commercial durant ces dernières années, tandis que l’Allemagne, notre principal partenaire commercial, connaît des excédents historiques, ne peut que susciter de nombreuses interrogations.

Si depuis l’introduction de l’euro la balance commerciale est moins cruciale pour la stabilité monétaire française, le déficit de la balance commerciale, qui se creuse de manière continue depuis 2003, se traduit par une perte d’emplois potentiels considérable et empêche notre pays de tirer tous les bénéfices de la croissance mondiale. Comparée à nos principaux partenaires européens, la compétitivité française n’est pas bonne ; elle risque de se dégrader encore lourdement dans les années à venir si rien n’est fait pour s’attaquer à ses causes.

Celles-ci ne tiennent ni à l’appréciation du taux de change –  le recul des exportations françaises s’observe avant tout sur les marchés européens –  ni à la structure sectorielle ou géographique des exportations françaises : le recul s’observe sur l’ensemble des secteurs, et l’ensemble des  marchés.  Elles renvoient plus fondamentalement à des faiblesses structurelles de l’économie française : poids plus élevé qu’ailleurs de la protection sociale, dont le financement pèse de manière déséquilibrée sur les coûts salariaux, pénalisant ainsi le taux de marge des entreprises et le made in France ; mauvaise adaptation du tissu industriel français, insuffisamment présent les produits hauts de gamme où les marges et la valeur ajoutée sont plus élevées.

Plus largement, le recul de la compétitivité française tient à l’essoufflement des gains de productivité, qui expliquent en grande partie la baisse tendancielle de notre taux de croissance depuis une trentaine d’années. C’est sur terrain que les principaux efforts devront donc être menés au cours des cinq prochaines années.

Les articles

12.12.20110

Osons soutenir l'industrie française

Par Charlotte Cabaton

Au programme du déplacement présidentiel de demain en Haute-Savoie : Produire en France. Le thème est tendance et probablement vendeur en ces temps de crise – en témoigne notamment le « label France » du candidat Bayrou. Le dernier Forum des Think Tanks organisé le 19 novembre dernier lui a d’ailleurs consacré une table ronde lors de laquelle l’Institut de l’entreprise a pu donner la réplique à la Fondation Concorde, la Fondation Ifrap, la Fondation Res Publica et Agriculteurs de France. Diagnostic et propositions.

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17.11.20111

Une taxe carbone aux frontières est-elle possible ?

Par Débat&co

Relancée par l'accord PS-Europe Ecologie Les Verts et la convention UMP sur le développement durable, la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne avait été analysée de près en juillet 2008 dans le cadre d’une étude de l’Institut de l’entreprise. Quand bien même les pays européens s’accorderaient sur la mise en place d’un tel mécanisme d’ajustement de taxe à la frontière, encore faudrait-il surmonter un certain nombre d’obstacles juridiques et techniques, notamment au regard des règles de l’OMC (voir la Chronique fiscalité de Michel Taly). L’extrait qui suit s’attache à les identifier.

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11.01.20110

Le prétexte allemand

Par Débat&co

Lors de ses vœux, le président de la République a émis l'hypothèse d'une réforme fiscale française s'appuyant sur le modèle allemand. L'application de ce modèle serait-il gage d'efficacité pour la France ou s'agit-il plutôt d'une façon détournée de revenir sur le bouclier fiscal et l'ISF ? Michel Taly replace la réforme de la fiscalité dans le contexte pré-électoral et en analyse les grands enjeux.

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