gestion publique

L’Etat français se lance aujourd’hui dans le partage des données publiques. Du budget de l’Etat aux dépenses de santé en passant par la qualité de l’air, data.gouv.fr regroupe ainsi depuis ce matin plus de 350 000 données jusqu’à présent disséminées dans des centaines de notes, rapports, études et autres documents administratifs. But de l’opération : une plus grande efficacité de la maison commune, en faisant en sorte que les informations ainsi rendues publiques inspirent le développement de services en ligne inédits et innovants.

Pour Augustin Landier et David Thesmar, auteurs l’année dernière de La société translucide, le déploiement de cette révolution des données à tous les domaines de l’action publique pourrait même constituer le levier principal de la transformation de l’Etat. Lors d’un débat organisé en septembre dernier à l’Institut de l’entreprise, ils ont défendu l’idée selon laquelle une gestion publique plus efficace passe par l’élargissement des processus de décision à un public plus vaste et nécessairement plus éclairé, capable d’évaluer en connaissance de cause.

La transparence, nouvel atout efficacité de l'Etat

Le développement des agences, ou plus précisément, des autorités de régulation, est frappant aujourd'hui en France. Si elle répond le plus souvent à des bouleversements sectoriels, cette tendance souligne aussi un certain renouvellement du mode d'intervention publique.

New Public Management

Les autorités de régulation, disposant le plus souvent du statut d'AAI – sorte d'ovni administratif 1 –, sont régulièrement sous le feu des critiques en France : critiques du politique qui accepte mal de se départir d'un certain nombre de prérogatives au profit de ces structures 2 ; critiques également des acteurs concernées qui souhaiteraient, au contraire, que ces autorités prennent le pas sur la tentation de reprise en main politique et aillent au-delà de leur mission.