Quel visage pour l'Europe après la crise ?
01.12.20110
On peut penser sans trop de risque de se tromper qu’une nouvelle Europe émergera de cette longue crise qui a commencé avec la chute des crédits subprime aux Etats-Unis en 2008 et se poursuit depuis maintenant deux ans avec les dettes souveraines des pays de la zone euro.
Soit parce que, si cela tournait mal, certains pays comme la Grèce devront sortir de l’euro, voire, pour les plus pessimistes, parce que c’est le rêve d’une zone monétaire unique qui va se désagréger. Certains pays, notamment le Royaume-Uni, s’y préparent, au cas où… Soit, au contraire, parce que d’un sursaut politique, surgira une Europe plus fédérale, où les pays ayant accepté de partager la même monnaie échangeront un transfert au moins partiel de leur souveraineté budgétaire et fiscale contre une solidarité financière sans faille, garantie par une Banque centrale européenne agissant comme prêteur en dernier ressort, telle une banque centrale nationale.
Voilà ce qui se joue en ce moment sous les yeux du monde entier, à commencer par les peuples européens qui subissent une crise d’une violence extrême, à laquelle rien ne les avait préparé. Quelle architecture pour la nouvelle Europe, à 17 ou à 27 ? C’est l’enjeu du sommet de Bruxelles des 8 et 9 décembre, qui s’ouvrira par un dîner des chefs d’Etat et de gouvernement aux enjeux décisifs. Alors oui, ou non, aux Etats-Unis d’Europe ? La question est posée. Ce nouveau dossier de Débat&co s'efforce de vous en apporter les clefs de compréhension et vous invite à en débattre.
Crise de l'euro : acte 3, scène 3
Pour une architecture claire de la zone euro par Stéphane Cossé
Discipliner les Etats par et pour l'euro par Emmanuel Sales
Plus que du fédéralisme, de la solidarité par Maxence Brischoux





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