Quel prix pour l’électricité demain ?

19.01.20121

L’électricité bon marché que nous enviaient nos voisins européens, c’est fini. Même avec un maintien du nucléaire à son niveau actuel, la facture va grimper. Et un abandon partiel de l’atome renchérirait plus encore les coûts de production. La sobriété énergétique va être la règle. Mais la transition ne sera pas facile.

Quel prix pour l’électricité demain ?

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Tous les spécialistes sont d’accord, l’énergie en général et l’électricité en particulier vont coûter sensiblement plus cher dans les années à venir.  Durablement. Et quelles que soient les hypothèses retenues dans le futur pour les modes de production.

La montée en puissance prévue des énergies renouvelables, financée par les consommateurs à travers la contribution au service public de l’électricité (CSPE) prélevée sur la facture d’électricité, va renchérir fortement cette dernière. Les investissements dans les réseaux, indispensables, vont peser également sur les coûts. Quant au parc nucléaire, qui fournit actuellement 75 % de l’électricité hexagonale, il va nécessiter de lourds travaux, chiffrés à 40 milliards d’euros sur dix ans pour prolonger la durée d’exploitation des centrales jusqu’à 60 ans et à 10 milliards supplémentaires pour renforcer les dispositifs de sécurité de ces réacteurs, ainsi que l’a préconisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans son récent rapport sur les leçons de Fukushima. Ce qui va porter le « coût de production du mégawatheure entre 46 et 50 euros », indiquait Henri Proglio, le PDG d’EDF, dans un récent entretien au Monde. Avant ce rapport de l’ASN, et en supposant un maintien du nucléaire à sa part actuelle, l’Union Française de l’électricité (UFE) prévoyait une hausse de la facture de 33 % d’ici à 2030 pour les particuliers et de 41 % pour les entreprises. Avec Les préconisations de l’ASN, il faut ajouter quelques points de pourcentage à ces augmentations. Philippe de Ladoucette, le président de la Commission de régulation de l’énergie, chiffrait lui, en début de semaine, la hausse prévisible du prix de l’électricité à 30 % d’ici à 2016.

Si la part du nucléaire est réduite, de 75 % à 50 % en 2025, comme le prévoit l’accord signé entre le PS et les Verts, l’électricité, à niveau de consommation constant, coûtera deux fois plus cher à produire en 2025, a calculé l’économiste Rémy Prud’homme pour Debat&Co. Et même trois fois plus en cas d’abandon total du nucléaire, comme le propose le programme Europe Ecologie-Les Verts. Avec un impact sur les factures plus lourd encore.

« On ne gardera pas d’industries en France si le prix de l'énergie augmente suite à une réduction de 50 % de la part de l'énergie nucléaire », a assuré Nicolas Sarkozy mercredi 18 janvier, en ouvrant le sommet social. De fait, les industriels s’inquiètent, alors que le prix modéré de l’électricité reste un facteur important de la compétitivité hexagonale, face notamment à l’Allemagne.

Ces hausses de prix, les particuliers n’y échapperont pas non plus. Et il est d’ailleurs nécessaire de revenir à la réalité des tarifs, estime Michel Derdevet, pour qui les politiques devront toutefois réfléchir à un véritable « bouclier énergétique » pour que les plus démunis ne se retrouvent pas privés de cette commodité essentielle qu’est l’électricité.

Face à ces augmentations prévisibles, la meilleure parade sera, de toutes façons, la réduction de notre consommation d’énergie. Les industriels y travaillent. Et plusieurs programmes politiques mettent l’accent sur les investissements massifs à réaliser pour la mise aux normes basse consommation des logements, neufs ou anciens. Une priorité donnée au logement que conteste toutefois l’économiste Guillaume Sainteny, pour qui les efforts en matière de sobriété énergétique devraient d’abord aller aux transports, beaucoup plus émetteurs de CO2.

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UN COMMENTAIRE

Shereen

11 / 02 / 2012

5555nexus dit :pour le chaeir des charge ?je voudrais surtout savoir ce que c comme acier^^

5555nexus dit :pour le chaeir des charge ?je voudrais surtout savoir ce que c comme acier^^

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Auteur

Journaliste

Ingénieur de formation et passée par l'enseignement, Odile Esposito débute sa carrière de journaliste à l'Usine Nouvelle, dont elle finira par prendre la rédaction en chef, avant d'intégrer les Echos, où elle dirigera notamment la rédaction du site internet, puis la Tribune, au poste de rédactrice en chef Industrie et Services puis Editos/Opinions. Désormais freelance, elle collabore à la rédaction de Débat&co.

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