Les Français n’auront donc pas l’opportunité de faire crédit à l’Etat – en tout état de cause, pas directement. C’est en effet sur les marchés qu’il ira chercher les 35 milliards d’euros dont il a besoin pour investir dans l’avenir. Nul besoin ainsi d’afficher des taux d’intérêts alléchants ; la facture n’en sera que d’autant allégée.
Quand on sait qu’elle va tout de même alourdir le programme d'émission de dette d'un peu plus de 20 milliards d'euros en 2010, on serait tenté de dire encore heureux. Mais pas de panique : tout cela s’inscrit, pour reprendre les mots de l’Elysée, « dans une stratégie de consolidation des finances publiques ». Si la France s’endette, c’est pour mieux se désendetter. Voilà qui devrait convaincre, notamment à Bruxelles.