L’activité économique d’avant la crise se caractérisait déjà aux Etats-Unis et dans la plupart des pays occidentaux par des changements dans la répartition des activités et l’évolution de la géographie des productions et des marchés. La crise a agi comme un révélateur des métamorphoses en cours. C’est particulièrement vrai pour l’industrie automobile.
Elle a été l’activité phare de la société de consommation. Son développement en a marqué les étapes. Il circulait environ 50 millions de véhicules dans le monde en 1950. Il en circule près d’un milliard aujourd'hui. L’Europe et le Japon ont largement contribué à cette progression. En 2007 la production de véhicules (voitures particulières et véhicules utilitaires) était d’un peu plus de 73 millions (dont 30 millions en Asie notamment au Japon, mais déjà de 8 millions en Chine), 22,8 en Europe, 19 seulement en Amérique. L’automobile a été de longues années durant le symbole du style de vie américain et de la société de consommation.
La crise des années 1930 avait entraîné la multiplication des supermarchés aux Etats-Unis. Les hard-discounters devraient profiter de celle que nous vivons actuellement.
Cela fait plusieurs années déjà que le système de distribution copié du fordisme est en perte de vitesse. Il a peut-être un avenir dans les économies émergentes qui découvrent la société de consommation. Dans les économies plus évoluées, d’autres formes de ventes, les maxi discounts notamment, sont en train de prendre le dessus. Elles ont été lancées il y a des années déjà par des "épiciers" indépendants, notamment allemands. Elles sont aussi désormais mises en œuvres par les "grands" de la distribution. La bataille des prix est de plus en plus l’arme de la concurrence, mais elle s’inscrit dans une série de transformations.
