Acceptons la vision dominante sur les constats et les objectifs du réchauffement climatique, comme le fait par exemple l’excellent rapport Stern. Premièrement, en l’absence de politique volontariste de réduction des rejets annuels de CO2, le principal gaz à effet de serre d’origine humaine, nous allons à la catastrophe. Deuxièmement, une politique raisonnable est possible, qui consiste à réduire les rejets annuels de CO2 à environ 24 milliards de tonnes en 2050, soit environ 25 % de moins qu’en 2000. Cette politique limiterait le réchauffement, et ses dégâts. Elle coûterait environ 1 % du PIB.